Madame de Sévigné va au théâtreLe LivreMadame de Sévigné, de Paris ou de son château des Rochers à Vitré, écrit à sa fille, Madame de Grignan qui séjourne en Provence. Elle lui fait partager ses émotions, lui dévoile ses pensées gaies ou nostalgiques, évoque le théâtre : Les Femmes savantes de Molière font beaucoup rire l’Epistolière. Mais c’est à Corneille que va sa préférence : « Je suis folle de Corneille… « Ma fille, gardons-nous bien de lui comparer Racine… Corneille, lui, vient de Rouen, « la fleur des bonnes villes », et n’a nul besoin de se coucher au pied du lit du Roi pour lui lire des pièces pendant ses insomnies »… Et pourtant, retour en grâce de Racine, car voici venir Phèdre… et voilà qu’Esther, par la voix de « la merveilleuse Champmeslé », bouleverse Roi, Princes, Ducs et prélats…jusqu’à Madame de Sévigné elle-même. La PresseDes extraits des lettres de Mme de Sévigné à sa fille adorée Mme de Grignan. Elle participe aux potins mondains sur Ninon de Lenclos, Mme de La Fayette, la comédienne la Champmeslé... Un livre sous le prisme du théâtre, qui évoque la querelle du Cid : « J'enrage en me souvenant que l'Académie française jugea la pièce non conforme aux règles et contraire à la bienséance et à la vraisemblance. » Extrait d'Andromaque « qui me fit pleurer plus de six larmes », du Misanthrope… O. B |
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