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Festival de la correspondance de Grignan : Louise Michel à Victor Hugo – Nous reviendrons, foule sans nombre

Le vendredi 08 juillet 2016 à 12h

Cours Sévigné à Grignan

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Cours Sévigné à Grignan

Sur réservation au bureau du festival

à 12h

Louise Michel à Victor Hugo – Nous reviendrons, foule sans nombre de Virginie Berling, mise en espace par Nicolas Bigards avec Julia de Gasquet.

photo de l'événement

Quand les tribus canaques se révoltèrent contre l’occupation française pour reprendre leur liberté, on les combattit avec des obusiers de montagnes contre des sagaies, ce qui donna la victoire à ce qu’on appelle la civilisation, sur ce qu’il est convenu d’appeler la sauvagerie.
Eh bien, les bulletins de vote destinés à être emportés par le vent avec les promesses des candidats ne valent pas mieux que les sagaies contre les canons.
Le vote, c’est la prière aux dieux sourds de toutes les mythologies, quelque chose comme le mugissement du bœuf flairant l’abattoir. Il faudrait être bien niais pour y compter encore, de même qu’il ne faudrait pas être dégoûté pour garder des illusions sur le pouvoir.
Est-ce que la raison d’État ne rend pas le gouvernement impuissant à toute autre chose qu’à sa propre conservation, pour laquelle il sacrifie des millions d’hommes et tout ce qui en fait vivre des millions d’autres ? — On a des troupeaux, c’est pour les tondre et les égorger, il n’en est pas autrement du bétail humain.
La volonté du peuple?! Avec cela qu’on s’en soucie de la volonté du peuple !
Si elle gêne, on ne la suit pas, voilà tout ; on prétend qu’elle est contre la loi. Et s’il n’en existe aucune, on en fabrique une, comme les écrivains sans imagination démarquent un chapitre de roman.
N’y a-t-il pas assez longtemps que la finance et le pouvoir célèbrent leurs noces à l’avènement de chaque nouveau gouvernement ?
L’anarchie, c’est l’ordre par l’harmonie.

Virginie Berling

Virginie Berling

Comment passe-t-on de la finance d’entreprise aux lettres ?

En n’ayant jamais quitté les textes, en ayant passé des concours, en se nourrissant de mots et de tout ce qui suscite la curiosité ou l’émotion, en ayant déménagé de-ci de-là, en s’attelant à l’écriture. En travaillant. Et en se délectant de son plaisir.

Virginie Berling collabore pour la deuxième année consécutive au Festival de la Correspondance de Grignan. Elle a adapté pour la scène une dizaine de correspondances autour des thèmes de la jeunesse (édition 2015), de l’exil (édition 2016) et de la famille (édition 2017).

Le Festival de la correspondance de Grignan. En guise de bilan

Le 20 juillet 2016

Article sur LE PAVILLON DE LA LITTERATURE

[...]Nous avons rencontré Virginie Berling qui signait l'adaptation libre, tonique de cette correspondance, ainsi que celles de Voltaire (magistralement incarné par Jean-Paul Tribout) "Je me suis fait libre", Cinquante ans d'exil (livret publié auprès des Editions Triartis, juillet 2016 - billet sur le blog en date du 7 juillet), de Victor Hugo, L'âme des aigles, lettres d'exil (1851-1871), Ed. Triartis, juillet 2016, de Louise Michel à Victor Hugo, Nous reviendrons, foule sans nombre : Lettres de la prison et du bagne (1871-1879), Editions Triartis, juillet 2016. Nous reviendrons, nous aussi dès les jours prochains, sur ces précieuses publications.[...]

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