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Lecture

Lecture du "Galilée, le combat pour une pensée libre"

Le lundi 10 février 2014 à 20h

Istituto Italiano di Cultura
73, rue de Grenelle
75007 Paris

 Infos pratiques  Présentation  Le livre Les extraits

Istituto Italiano di Cultura
73, rue de Grenelle
75007 Paris

à 20h

Après le grand succès de Moi, Caravage, le spectacle théâtral sur la vie du célèbre peintre de la Renaissance, le comédien et metteur en scène Cesare Capitani s’attache à un autre protagoniste de cette époque. Voici donc sa mise en espace inédite d’un certain nombre de lettres envoyées par le célèbre physicien à Kepler, à Christine de Lorraine, grande duchesse deToscane, au Doge de Venise entre 1610 et 1616. Dans ces missives, l’astronome, le mathématicien, le philosophe fondateur de la méthode expérimentale traite, d’un style ironique et féroce, des sujets graves. Il en ressort un appel aussi puissant que désespéré contre tout obscurantisme qui, quatre siècles plus tard, garde encore toute son actualité.

« A tous ceux qui ont lutté et qui luttent encore, en dehors de tout obscurantisme, pour une pensée libre. »

A Benedetto Castelli, son élève et disciple, le 21 décembre 1613 : « Quand un effet naturel se manifeste à nous avec clarté, à travers l’expérience et la démonstration, il ne doit pas être mis en doute au motif qu’existent dans la Bible des passages où le sens apparent des mots affirment le contraire. Nous n’avons rien à craindre, pourvu qu’il nous soit possible de défendre nos propositions et d’être écoutés. »

Printemps 1615 : attaqué par le moine dominicain Tommaso Caccini, il écrit à la grande duchesse de Toscane, Christine de Lorraine : « Quand on multiplie les vérités, on contribue à l’avancement de la recherche et au développement des disciplines scientifiques… Je soutiens que le Soleil, sans bouger, est au centre des révolutions des orbes célestes et que la Terre, tout en effectuant une rotation sur elle-même, tourne autour de lui… Ces hommes, qui attaquent mon travail, voudraient ordonner aux astronomes de ne pas voir ce qu’ils voient, de ne pas comprendre ce qu’ils comprennent. Ils nous demandent de trouver, dans nos recherches, le contraire de ce qui nous tombe dans les mains. Qui voudrait fixer des limites au génie humain?? Qui voudrait affirmer que tout ce qui est sensible et connaissable dans le monde a déjà été entièrement vu et connu ? S’il suffisait, pour éradiquer une nouvelle théorie, de fermer la bouche à un seul homme, ce serait là chose facile. Mais en réalité, pour parvenir à cette fin il faudrait interdire non seulement le livre de Copernic et tous les écrits des auteurs qui suivent sa doctrine, mais également la science astronomique entière. Bien plus : il faudrait interdire aux hommes de regarder le ciel ! »

Cesare Capitani

Cesare Capitani

Né à Milan (Italie), Cesare Capitani est diplômé de l’École du Piccolo Teatro, créée par Giorgio Strheler. En 1998, il écrit Rhapsodie, pièce théâtrale primée au concours Vallecorsi de Pistoia ainsi que plusieurs nouvelles, dont certaines seront primées à différents concours littéraires italiens. La même année, il vient à Paris et décide de s’y installer.

Comédien, il joue Penthésilée de H. Von Kleist, Hamlet et Roméo et Juliette de W. Shakespeare, La Fausse Suivante de Marivaux, Quai Ouest de B. M. Koltès, Le Fascinant Anton Pavlovic de G. Prosperi, Plaza Suite de N. Simon. Il met en scène La Traversée de la Nuit de G. de Gaulle-Anthonioz et Pinocchio qu’il adapte du conte de Carlo Collodi. Il est l’auteur et l’interprète principal de Moi, Caravage, inspiré du roman La Course à l’Abîme de Dominique Fernandez.

www.cesarecapitani.net